La musique en ligne et les bibliothèques sont-elles vraiment concurrentes ?

16 05 2009

A priori oui…

 

Avec le web 2.0, dont l’un des aspects est le développement des applications et du stockage en ligne de fichier, couplé à l’émergence de communautés d’amateurs parfois très pointues dans des domaines musicaux, il serait naturel de s’inquiéter quant au rôle des bibliothèques dans l’offre culturelle musicale.

Ces sites, comme Deezer ou Lastfm proposent non seulement d’écouter la musique en ligne, en streaming (sans avoir à télécharger), mais également sur des fonctionnalités de commentaires et médiation. Ils proposent aux visiteurs d’écouter de la musique, mais leur font aussi découvrir de nouveaux artistes, et pourraient représenter en cela une concurrence pour les bibliothèques.

…mais la musique en ligne représente un outil !

Grâce au web 2.0, les bibliothèques peuvent désormais assurer la médiation sur leur site ou leur blog, et continuer à jouer leur rôle dans l’offre culturelle musicale.

De nombreuses bibliothèques l’ont déjà compris, et ont crée des comptes MySpace, sur lesquels elles proposent d’écouter de la musique, mais informent également des autres manifestations. Il est également possible de télécharger des widgets Deezer ou Lastfm sur son blog ou site.

Le widget Deezer permet non seulement de jouer les morceaux disponibles sur le site mais aussi ceux que vous y uploadez vous-même.

Tutoriel pour insérer Deezer dans son blog :

Liens :

MySpace de la bibliothèque de Toulouse :






Calaméo

10 05 2009

Une bibliothèque en ligne collaborative

calaméo

Calaméo est une plate-forme francophone de partage en ligne de documents Word, Powerpoint, PDF, Excel et OpenOffice.

Il correspond à la version francophone de Scribd.

Calaméo, c’est :

→ Publier des documents

→ Partager ses publications sur le site ou en insérant un widget pour les intégrer à son blog ou à son site

→ Explorer les publications des autres utilisateurs dans la bibliothèque

Les documents publiés sur Calaméo peuvent être consultés depuis n’importe quel navigateur et partagés par courriel, messagerie instantanée ou un autre site.

Les options proposent de choisir le mode de publication, publique ou privée, pour partager ses documents avec les contacts prédéfinis.

Calaméo utilise Flashplayer 9 pour présenter les publications. Il les présente sous forme de livres ou de brochures dont on tourne les pages (à la différence de Scribd qui les affiches les unes à la suite des autres). Il est possible de laisser des marques pages dans les documents consultés, faire des commentaires ou d’évaluer les publications.

Utilisation en bibliothèques

Calaméo se destine à tout internaute qui veut faire partager ses documents, mais aussi aux étudiants qui veulent faire partager leurs thèses, aux chercheurs qui veulent montrer leur travail, aux entreprises qui pourront partager leurs brochures, et donc pour nous, calaméo, c’est rendre accessible et partager nos dernières publications sur le blog de la bibliothèque grâce à un widget, ou sur le site calaméo via le profil de la bibliothèque.

Le profil en ligne propose également de s’abonner au flux des dernières publications.

Voir le profil de la médiathèque d’Astrolabe sur calaméo.

Exemples de bibliothèques utilisant Calaméo :

Médiathèque de Bagnolet

BM Angers

Médiathèque de Quimperlé





Library Thing ou l’hypothétique bibliothèque mondiale

10 05 2009

A ses débuts, certains l’ont en effet vue comme la réalisation du rêve de Paul Otlet : la bibliothèque mondiale ! Et c’est vrai : quel meilleur moyen que le web 2.0 pour créer autour du livre ce grand rassemblement de connaissances et de cerveaux ?

*

Library Thing, créée en août 2005, est une application spécifique au web 2.0, destinée à enregistrer et partager des bibliothèques personnelles et des listes de livres. Elle se présente elle-même comme étant un site de catalogage social.

Elle a été comparée à del.icio.us (partage de signets), à last.fm (site collaboratif de musique), et à aNobii (autre site de catalogage en ligne).

Fonctionnement

Le but pour l’utilisateur est de se créer un catalogue personnel et de l’alimenter grâce aux protocoles d’échange du web : ici, la récupération des données utilise le protocole Z39.50. Les formats gérés sont les formats MARC et Dublin Core.

  • Importation des données depuis les librairies et environ 680 bibliothèques à travers le monde (dont la BnF, le Sudoc, la Library of Congress…)
  • Pour rechercher un livre à importer dans son compte Library Thing, on peut utiliser les ISBN, mais aussi n’importe quelles autres données : titre, auteur, éditeur, etc…
  • Quand le livre a été trouvé, il suffit d’un clic pour que l’utilisateur l’ajoute à son catalogue personnel. Il peut ensuite afficher son fonds sous forme de liste (plus pratique), ou sous forme de rayonnage avec les couvertures (plus joli…!)

Services

1. Un espace participatif :
  • On trouve sur Library Thing un espace de suggestions/recommandations.
  • On peut tagguer les livres enregistrés en leur attribuant des mots-clefs qui pourront être utilisés en recherche (principe de l’indexation traditionnelle) : la tâche est moins complexe qu’en indexant avec Rameau puisque chacun définit lui-même ses tags, mais cela a pour conséquence des listes de mots-clefs très peu homogènes sur l’ensemble du réseau Library Thing.
2. Un espace social :
  • Un espace « members with your books » donne la possibilité d’être mis en lien avec les membres de Library Thing qui ont les bibliothèques les plus similaires à la nôtre.
  • Chaque utilisateur peut laisser des commentaires sur n’importe quel profil.
  • Chaque utilisateur peut ajouter un membre de Library Thing dans une liste d’amis ou en tant que bibliothèque intéressante.
  • Un widget est disponible pour afficher un échantillon de son catalogue sur un blog personnel : leslivressontnosamis
  • Publicité et discussion : Library Thing tient deux blogs et un forum de discussion qui a été intégré directement au site (rubrique « talk »)

Quelles utilisations en bibliothèque ?

Nombre de bibliothèques l’ont déjà compris : il est essentiel d’être là où se trouvent les internautes. Et créer un compte sur Library Thing est un des moyens d’y parvenir. Par exemple :

  • Pour diffuser les nouveautés de la bibliothèque
  • Pour diffuser les avis des bibliothécaires sur ces nouveautés

Il est aussi possible de personnaliser les liens externes à l’intérieur de chaque notice, ce qui est peut-être utile pour élargir son propre public :

  • Un bibliothécaire peut, dans Library Thing, proposer un lien direct vers le catalogue de sa bibliothèque (et non seulement vers la page d’accueil de l’OPAC, mais également vers la page de la notice concernée…)
  • Cela nécessite cependant que les OPAC permettent une recherche par ISBN ou qu’ils proposent des url stables dont l’identifiant soit l’ISBN…

Pour tester Library Thing par vous même : Librarything.com (ou .fr)

Liens

Library Thing

Last.fm

aNobii

Del.icio.us





Réseaux sociaux en bibliothèques : l’exemple de Twitter et Facebook

9 05 2009

Twitter ?

twitter-logoTwitter est un outil de réseau social et de microblogage. Sa principale fonctionnalité est d’envoyer des minis messages, ou Tweets,  (pas plus de  140 caractères) et de les communiquer à d’autres usagers.

Grâce à Twitter, il est possible de suivre les mises à jour des autres utilisateurs en direct, sur le site de Twitter, par un plugin sur son navigateur, un téléphone portable ou une messagerie instantanée.

Twitter, de l’anglais « gazouiller », est né à San Francisco en 2006. Il a été crée par Noah Glass et Jack Dorsey dans le cadre d’un projet de recherche pour la société Odeo. Une des forces de Twitter est de proposer une API, qui permet de construire facilement des applications ou des services s’appuyant sur la plateforme Twitter.

Usages possibles de Twitter

Cet échange de courts messages représente un outil simple et efficace pour diffuser et collecter l’information, alliant communication, interne et institutionnelle, médiation documentaire et moyen d’évaluation.

Grâce à Twitter, il est possible :

  • D’informer l’usager : en publiant sur les tweets l’actualité de la bibliothèque : évènements et animations, dernières acquisitions, disponibilité d’un ouvrage, etc.
  • D’effectuer une veille push : en se créant un réseau social de professionnels, puis en consultant les dernières informations mises en ligne.
  • D’évaluer les services : en recherchant et en suivant sur Twitter les commentaires d’utilisateurs sur les bibliothèques ou les ouvrages.

Quelques « petits plus » de Twitter

  • Twitterfeed : outil permettant de publier directement les derniers articles de votre blog, ou n’importe quel flux RSS sur Twitter.
  • Twitterfox : extension Firefox notifiant directement sur le navigateur des derniers tweets publiés.
  • Intégration de Twitter à la page de  recherche Google : recherche dans les cinq derniers tweets, et publication des résultats en début de page, afin de rester informer des évolutions rapides d’un sujet.
Liens :

Les bibliothèques utilisant Twitter

Facebook pour une bibliothèque ?

Facebook, réseau social de référence sur le web, rassemblant plus de 200 millions d’utilisateurs, peut devenir un outil précieux pour une bibliothèque.

En se créant une page Facebook, une bibliothèque permet aux visiteurs de sa page de se tenir  informés de son actualité et de les fidéliser.

Oui, mais pas seulement : la page Facebook d’une bibliothèque n’est pas la même que celle de son site institutionnel, et utilise toutes les facettes du web 2.0.

On y retrouve :

Les outils classiques : fils RSS, partage des photos sur Flickr, intégration des favoris Delicious, etc. sur sa page Facebook.

Des applications spécifiques aux bibliothèques (en voici quelques unes) :

  • Facebook Athenaeum : API qui intègre les ressources d’une bibliothèque directement sur Facebook.
  • LibGuides Librarian : permet aux utilisateurs de LibGuides  d’afficher leurs guides sur leur profil et de rechercher dans le catalogue de leur bibliothèque.
  • weRead (Books iRead) : application où l’on peut partager des commentaires sur les livres que l’on a lus, les évaluer, etc.
  • Bookshare Books : application où il est possible d’ajouter des livres dans sa bibliothèque sur Facebook, les évaluer, faire des critiques, les ajouter à ses favoris, échanger des avis.
  • Librarian : liens vers des livres, ressources universitaires, références, que l’on peut ajouter et évaluer. Il existe sur cette application un service de questions réponses « Ask a Librarian », ainsi que différents widgets.librarian




Introduction à la bibliothèque 2.0

8 05 2009

Présentation de l’évolution des services en bibliothèques grâce aux outils et plateformes du web 2.0

Modernisation des services et des usages

Grâce au web 2.0, l’internaute peut désormais créer du contenu, partager ses documents numériques, commenter des objets numériques partagés, proposer des tags pour indiquer le contenu d’un objet, et même réaliser des évaluations au moyen de classement.

L’internaute est devenu actif, créateur d’informations, contributeur, producteur de métadonnées par la socialisation de l’indexation, la folksonomie.

Il est également devenu autonome pour la recherche d’information.

Tout cela pourrait avoir pour conséquences une baisse de fréquentation des bibliothèques et la disparition des intermédiaires, c’est-à-dire des bibliothécaires !

Or, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la bibliothèque n’est pas concurrencée par Internet, et le web 2.0 améliore ses services plutôt que de les remplacer.

Internet est tout d’abord un nouveau moyen de communication, plus accessible et plus attrayant. Grâce au web 2.0, on assiste à une naissance d’une nouvelle relation entre l’utilisateur et le bibliothécaire.

La bibliothèque 2.0 replace la bibliothèque comme fournisseur de services et non uniquement comme espace culturel. Elle apporte une nouvelle image, moderne et attractive, où l’utilisateur est au centre de son activité, et qui rompt avec son image austère et inaccessible.

La bibliothèque 2.0 c’est :

Améliorer les outils existants, approfondir les services traditionnels.

Délivrer de nouveaux services.

Se promouvoir par le biais de nouveaux outils.

Ouvrir un nouvel accès à l’utilisateur, où il est également contributeur.

Le butinage sur un catalogue en ligne, c’est possible !

 

En allant à la bibliothèque, en flânant dans les rayons, on tombe toujours sur un livre qu’on ne cherchait pas, mais qu’on est ravi d’avoir trouvé.

On pourrait penser qu’avec les sites de bibliothèques en ligne, ce genre de chose n’arrive pas. Mais grâce au web 2.0, c’est possible, avec la recommandation statistique, la mise en valeur du catalogue à partir des usages, l’ouverture du catalogue à l’usager qui peut faire des commentaires, des recommandations ou des appréciations.